Rétablissement d’un programme inactif d’apprentissage
A |
Analyse |
C |
Conceptualisation |
É |
Élaboration |
M |
Mise en œuvre |
- Entreprise : Nova Scotia Power
- Nombre approximatif d’employés : 1 800
Défi
Jusque 2006, Nova Scotia Power a maintenu le statu quo quant au nombre de monteurs de lignes sous tension (MLT), ce qui a entraîné une faible embauche et l’absence de programme d’apprentissage pendant plusieurs années. Toutefois, au fil de l’évolution de la main-d’œuvre et du nombre de vétérans MLT qui partent à la retraite, l’entreprise s’est trouvée obligée de recourir à l’embauche de nouvelles gens de métier pour combler les lacunes. Nova Scotia Power a dû relever le défi de rétablir le programme de formation de MLT et d’intégrer les apprentis à la main-d’œuvre avec des superviseurs qui ne savent pas comment dispenser aux apprentis conseils et mentorat sur le terrain.
Solution
Comme première étape du rétablissement du programme d’apprentissage de MLT, Nova Scotia Power a effectué une analyse des compétences pour réviser le tableau DACUM (profils de compétences) qui décrivait les tâches exécutés par les MLT. Le tableau DACUM a été révisé pour refléter les exigences en termes de technologie, d’aptitudes et de connaissances que doivent satisfaire les détenteurs actuels des postes. Pour faciliter ce processus, cinq MLT ont été retirés de la ligne et grâce au conseil d’un facilitateur interne DACUM, ont révisé les tâches décrites dans le tableau DACUM, identifié les redondances et omissions, et fait les ajouts nécessaires. Le tableau DACUM révisé pour les MLT de Nova Scotia Power formait la base des exigences du programme d’apprentissage. Bien que le métier de MLT fait partie des métiers Sceau rouge, aucun journal d’apprenti n’a été élaboré pour la Nouvelle-Écosse. Ainsi, l’entreprise utilisait les tâches identifiées dans le tableau DACUM pour établir un journal d’apprenti. Les superviseurs décidaient si l’apprenti avait exécuté les différentes tâches selon le niveau de l’apprentissage. En outre, Nova Scotia Power a affiché les tâches en ligne de manière que les superviseurs puissent confirmer électroniquement les résultats, ainsi que les journaux des apprentis — permettant ainsi le stockage sécuritaire des informations.
Parce que le programme d’apprentissage était resté inactif pendant plusieurs années, les superviseurs n’étaient pas au courant des processus et responsabilités que supposent le soutien des apprentis et leur accompagnement lors de leur formation sur le terrain. Pour contribuer à l’éducation et au soutien des superviseurs, Nova Scotia Power a engagé un MLT à la retraite pour se déplacer et participer à des réunions de superviseurs à l’échelle de la province lors de la mise en œuvre des programmes d’apprentissage. Les MLT ont expliqué aux superviseurs ce auquel ils doivent s’attendre lorsqu’ils travaillent avec des apprentis, comment devenir des mentors et accompagnateurs efficaces alors qu’ils apprennent le métier, et comment évaluer le travail effectué par les apprentis. Non seulement cette ressource sur le terrain fournit-elle aux superviseurs un conseil et un accompagnement constants alors qu’ils s’habituent à leurs nouveaux rôles, elle se déplace vers chaque lieu de travail pour s’assurer que les apprentis aient la possibilité d’apprendre le métier et que leurs aptitudes soient confirmées convenablement par leurs superviseurs. Les apprentis obtiennent leur formation théorique dans divers collèges communautaires de Nouvelle-Écosse, lesquels engagent souvent à contrat des employés de Nova Scotia Power à titre de formateurs.
Depuis 2006, NS Power est passé de zéro apprenti à environ 65. Tous les apprentis qui se sont présentés à l’examen Sceau rouge dès la fin de leur apprentissage ont obtenu leur certificat de compagnon. Nova Scotia Power attribue la plus grande partie du succès du programme d’apprentissage à la ressource qu’elle a affectée au conseil et à l’accompagnement des superviseurs, et au contrôle de qualité au niveau de la base du programme d’apprentissage.
